Empowerment Tribune

Cette émission aborde des questions d’insertion sociale (accès aux droits, au logement, au travail, à la santé, aux loisirs, à la culture et d’autres…) avec, sur le plateau, des professionnels de l’action médicosociale et des personnes usagères des services sociaux.

L’objet est de croiser nos regards d’experts, aussi bien les experts d’usage qui peuvent vivre des situations stigmatisantes, des situations d’exclusion de discrimination … que les experts techniques qui travaillent avec les personnes qui vivent ces situations (travailleurs sociaux, personnel soignant …).

Le but est de réfléchir autour d’un micro à un mieux vivre ensemble.

Cette émission est bimensuelle et les thématiques sont alimentées par les participants et les auditeurs qui le souhaitent

Et le mot empowerment dans tout ca ?

C’est un anglicisme presque intraduisible. Il s’agit d’un concept américain apparu au début du 20ème siècle dans un contexte de luttes. Il représente l’octroi de plus de pouvoir aux individus ou aux groupes pour agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques qu’ils subissent. L’expression en fait désigne le processus qui permet aux individus de prendre conscience de leur capacité d’agir et d’accéder à plus de pouvoir.

Le porte-voix que permet la radio et particulièrement cette émission participe à ce mouvement. En tout cas c’est notre souhait.

La fracture numérique

Cette émission traite du thème du tout numérique, incluant la fracture numérique et la dématérialisation des démarches administratives et de ses impacts.

Les démarches administratives deviennent très compliquées lorsqu’elles ne se font que sur Internet et notamment pour les 14 millions de personnes qui sont «déconnectées» en France, dont 6 millions sont en situation de précarité (Emmaus Connect : association à la croisée du social et du numérique créée en 2013, a pour mission l’inclusion numérique des plus fragiles en collaboration avec les acteurs du social et du numérique).

Malgré cela, le gouvernement continue sa démarche de « stratégie numérique » avec pour mot d’ordre:« simplifier partout où cela est nécessaire ».

Simplifier les démarches fait consensus mais il faut être attentif aux personnes que cela met à la marge. La simplification est un avantage ? Pour qui ? Au détriment de qui ? Comment est-elle accompagnée ?

La surdité, handicap ou culture ?

L’aide aux aidants familiaux. Qui c’est qui m’aide quand j’aide un proche ?

L’aidant familial est « la personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment : nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, vigilance permanente, soutien psychologique, communication, activités domestiques, … ».

Les aidants familiaux jouent un rôle essentiel dans le maintien à domicile des personnes dépendantes et/ou handicapées.
Le travail des aidants tend souvent à devenir lourd et à peser dans leur quotidien, que cela soit au niveau physique ou psychologique.
Il peut être difficile de concilier l’aide apportée à un proche et sa vie professionnelle et/ou familiale.

Etre bi polaire aujourd’hui est ce bien raisonnable ?

Autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, le trouble bipolaire fait partie des troubles de l’humeur auxquels appartient également la dépression récurrente (ou trouble unipolaire).
Autour de la table, deux invitées souffrant de cette maladie et deux infirmières psychiatriques du CMP de Bordeaux pour échanger sur ce trouble et sa prise en charge.

Rencontre entre GEM (Groupe d’entraide Mutuelle)

Suite à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les groupes d’entraide mutuelle sont créés. Le GEM est un collectif de personnes animées d’un même projet d’entraide et doivent s’efforcer d’être une passerelle permettant aux personnes qui le fréquentent de retrouver une vie sociale satisfaisante.

Après plus de 10 ans d’existence, comment fonctionnent les GEM et quels en sont leurs intérêts ?

Pour en parler, le GEM Les Têtes de l’Art de Paul Bert accueille, autour du micro, le Kiosque 12 de Libourne et les Neurofestifs de Bordeaux.

Le Kiosque 12 : 12 Rue 1er R A C, 33500 Libourne, tél : 05 57 48 39 02
Mail : gemlekiosque@orange.fr
GEM Le Kiosque sur Facebook

Les Neurofestifs : 29 rue des Sablières, 33800 Bordeaux, tél : 05 56 91 78 99
Mail : gem.neurofestifs33@hotmail.fr
GEM Neurofestifs33 sur Facebook

Les Têtes de l’Art : 2 rue Paul Bert, 33000 Bordeaux, tél : 05 56 79 20 44
Mail : pbgemlestetesdelart@orange.fr

Les demandes de régularisation : quels sont les parcours des étrangers, quelles sont les difficultés rencontrées et comment trouver sa place dans la société dans l’attente de titre de séjour ?

L’émission traite d’un sujet sensible et d’actualité : les demandes de régularisation des étrangers. Pléthore de lois, de circulaires, comment s’informer et s’y retrouver ? Comment font les étrangers pour « vivre » au quotidien dans l’attente d’un document de séjour? Nous recevons deux personnes venus témoigner de leur parcours et Pierre Coulon le président du groupe local de la CIMADE de Gironde qui nous informe sur l’aspect législatif.

Soigné en psychiatrie, comment je fais dans mon quartier dans ma ville dans la société pour trouver ma place ? Et quelle place me donne la société, ma ville, mon quartier ?

Cette émission s’articule autour des usagers soignés en psychiatrie et de leur place dans notre société.
Un citoyen reste un citoyen même s’il se retrouve en situation de vulnérabilité, même s’il est en difficulté pour défendre ses intérêts.
La personne soignée en psychiatrie est elle plus citoyenne chez elle que quand elle hospitalisée ?
Si les dérives asilaires des hôpitaux psychiatriques ont été largement dénoncées, qu’en est-il de la place à la parole des usagers dans l’espace public ?

Handicap, exclusion et sexualité : un nouveau service d’aide à la personne, l’Assistant Sexuel.

Le thème choisi aujourd’hui autour de l’accès à la sexualité pour les personnes en situation de handicap a suscité beaucoup de réactions chez les personnes que nous avons pu sonder en préparant de l’émission.

Si la question arrive aujourd’hui dans les médias les plus communs ce n’est pas un hasard mais le fruit d’un long processus qui nous amènent aujourd’hui à considérer les personnes en situation de handicap non plus comme des êtres asexués (des anges) ou comme des êtres à la sexualité débordante voire incontrôlable (des démons) mais plutôt comme des êtres confrontés aux mêmes pulsions, aux mêmes désirs que les valides.

SDF Jamais sans mon chien… Comment je fais à Bordeaux ?

Des personnes vivant à la rue choisissent parfois d’être accompagnées par un ou plusieurs chiens.
Cette tendance semble aller en augmentant depuis une quinzaine d’années.
Plus proches de Diogène, qui fit du chien le symbole de son refus de la société, que de Rémi, héros du roman Sans famille, peu de réponses adaptées existent concernant la prise en charge de ce public.

Comment intervenir sur la compétence et le sentiment de compétence parentale des parents vivant des difficultés ?
Comment sommes nous passés de la notion de parenté (ce qui est de l’ordre de la lignée généalogique) à celle plus complexe de parentalité (qui peut revêtir des formes plurielles) et qui induit la notion de compétence.

Les pistes de la Gestion Autonome de la Médication en santé mentale

Cette pratique nous vient de l’autre coté de l’atlantique du Québec précisément.

Elle a été élaborée au sein du mouvement communautaire et alternatif en santé mentale du Québec. Son objectif est de proposer aux personnes qui consomment des psychotropes une démarche de réflexion sur leur qualité de vie, sur leur cheminement vers le mieux-être et sur la place qu’occupent la médication et les autres pratiques dans leur vie quotidienne et leurs parcours. La GAM vise aussi à favoriser l’ouverture d’espaces de dialogue entre les personnes directement concernées et les intervenants et intervenantes, notamment les psychiatres et médecins prescripteurs, dialogue permettant de questionner le rôle de la médication dans la vie des personnes, dans les pratiques en santé mentale et, plus généralement, dans la société.

La GAM situe la personne au centre du processus de traitement, reconnaissant ainsi les savoirs ancrés dans les expériences de la souffrance et les stratégies personnelles pour s’en sortir.

Que fait-on de la perception des usagers sur les services psychosociaux ? 

La question posée interroge la perception des services sociaux par leurs usagers et non pas directement la perception des professionnels sur leur clients.