Brins de paille

Cécile Odartchenko a eu la chance de rencontrer en Picardie le grand poète spatialiste Pierre Garnier et de fonder en 2005, sa maison d’édition : Edition des vanneaux.
Aujourd’hui, à la tête d’un beau catalogue qui comprend la collection prestigieuse « Présence de la poésie », publiant des anthologies de poètes confirmés, elle gère une galerie/librairie au 8 rue Teulère dans le vieux quartier de la Grosse Cloche.
Cécile se régale des rencontres permanentes avec la poésie en marche, des rencontres avec de jeunes poètes qu’elle édite et dont la sensibilité est toute d’attention au monde d’aujourd’hui, à l’instant, au partage, au vivre ENSEMBLE, rejoignant ainsi le message des anciens et du poète sonore Hiedsieck, dans sa belle prestation: « Autour de Vaduz ».
Son émission: « brins de paille » s’inspire d’un poème de Verlaine :
« L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou. »

La translation des cendres de Voltaire de Troyes à Paris a été l’occasion d’une très grande fête révolutionnaire décrite, comme l’a fait Lamartine dans son livre sur les Girondins et dans mon propre livre: « La chair salée ». Qu’est-ce que la poésie, quand une révolution s’empresse de couper des têtes, ( Chénier) ou d’envoyer les poètes au goulag… La correspondance de Perros avec Roland Gaspar et Bernard Noël, donne sur la question des éclairages saisissants…

Un livre nouvellement paru aux éditions Poesis, nous invite à entendre ce que les poètes ont dit sur la poésie et comment habiter poétiquement le monde.
Voici Victor Hugo « voyant » des désastres actuels, Lamartine dans son Histoire des Girondins, Gogol, Jaccottet et Pierre Garnier que Cécile choisit pour illustrer la vocation première des poètes : la défense de la nature à la suite de Novalis… mais la Vie ordinaire a aussi ses mots à dire…

Cécile se livre dans cette émission à un exposé autobiographique qui éclaire son engagement avec la poésie, l’émigration russe, un père poète, des séjours prolongés aux Etats-unis et un passage à Vincennes, dans le cours de Gilles Deleuze, le retour aux sources, en Picardie! Elle nous présente le poète Pierre Garnier et lit un extrait du livre à paraître d’Anne-Marie Lallemand, une errance poétique dans le Paris multi-ethnique, tel qu’aurait aimé le connaître Walter Benjamin.